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Le phénomène Flammes Jumelles fait de plus en plus parler de lui. Ce qui est décrit de ce parcours peut aider, autant qu'il peut enfermer. C'est pourquoi j'ai eu envie de mettre mon grain de sel de psy pour offrir ce que j'aurais aimé trouver, pour décortiquer tout cela et aider à avancer vers un mieux-être, individuel et (peut-être) conjugal. Un pont entre le psy et l'énergétique qui pourra, finalement, profiter à tous ceux qui se sentent mal dans leur couple, qu'ils se reconnaissent dans les Flammes Jumelles ou pas. Du moins c'est ce que je leur souhaite de tout coeur.

« Pourquoi est-ce qu’il.elle ne voit pas les choses comme moi ? C’est quand même pas bien compliqué, pourtant !? »

« Pourquoi est-ce qu’il.elle ne voit pas les choses comme moi ? C’est quand même pas bien compliqué, pourtant !? »



Il y a une théorie que j’affectionne particulièrement et qui, je trouve, est assez parlante sur nos différences de perception. Elle vient de la PNL et porte le doux nom de « métamodèle »

Venez, installez-vous, je vous explique.

Imaginez : d’un côté vous avez « la Réalité », la réalité réelle, la vérité vraie, la grande, l’immense. De l’autre, vous. Avec votre cerveau. Grand, certes, Développé, certes. Mais minusculissime à côté de cette Réalité.
Pourtant il faut que cette réalité rentre dans votre tête/corps… En gros, que vous puissiez la percevoir sans tout faire exploser dans le dedans de vous-même.

Du coup, que va-t-il se passer ?

On va filtrer tout ça.

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er filtre : neurologique. On n’a pas tous le même cerveau, du moins pas les mêmes connexions neuronales. Celles-ci vont différer selon notre stade de développement, nos apprentissages, selon parfois nos neuro atypismes… Du coup ces différences vont déjà éliminer une partie de la réalité : car tout ne sera pas « câblé » de façon à tout recevoir.

2ème filtre : socio-culturel. Selon l’endroit du monde où je vis, je vais être habitué à certaines choses et percevoir des nuances. (Pensez aux esquimaux qui auraient 11 mots différents pour décrire la neige. Pour nous ça serait de la neige, de la poudreuse, de la gadoue… Mais le reste… vas-y pour percevoir une différence. Et pourtant!)
Selon nos habitudes de vie, notre cercle d’amis, notre profession, nous allons aussi être habitué à certaines choses, différencier, nuancer. Et donc remarquer certains aspects de la réalité que mon voisin ne percevra pas, par exemple.

3ème filtre : individuel. Parce que moi, avec mon expérience de vie, mes difficultés, mon vécu, mes goûts, mes sensibilités, mes apprentissages, mes croyances… je vais aussi remarquer/ressentir certaines choses plus que d’autres.


 

Voilà déjà une bonne partie de la réalité restée dans les mailles de mon filet perceptif.

 



Mais pas de bol, ça reste quand même encore trop gros pour mon cerveau.



Donc ce qui reste, on va le modeler, comme une boule de pâte à modeler, de façon à ce que ça puisse rentrer. C’est ce qu’on appelle les « processus universels de modélisation ».



Ils sont utiles, mais attention, c’est aussi eux qui, souvent, vont poser des problèmes dans la communication. Parce que l’autre, s’il a une autre perception à laquelle il tient, va mal prendre, voire carrément souffrir de nos modélisations.
Dans ces cas, il sera important de faire le travail à l’envers, et d’essayer d’élargir notre perception en créer une commune avec notre autre.

1ère modélisation : La généralisation.


Il est impossible de tout énumérer tout le temps. On n’en finirait pas, ça prendrait un temps et une énergie de fou, et surtout ça ne serait pas nécessaire. Donc il y a plein de fois où les « toujours, jamais, tout le monde, personne... » nous sont très utiles.
Sauf qu’en fait ce n’est « jamais » jamais ! (débrouillez-vous avec cette phrase;) )



2ème modélisation : la sélection


Vous l’avez compris, tout voir tout le temps c’est galère. Même les hypersensibles, ou les personnes qui ont vécu des traumatismes et sont dans hypervigilance, qui perçoivent plus que la moyenne des gens, ne perçoivent pas tout. Et déjà rien que ça, ça fait péter des câbles. Donc selon notre objectif, qu’il soit conscient ou non, on va porter notre attention sur certains aspects de cette réalité.
Là où ça pose problème c’est quand on oriente « toujours » vers ce qui ne va pas, par exemple. Parce que du coup, on s’auto-persuade que tout est moche, que l’autre n’est qu’un gros con/faible/méchant/… alors que la réalité est (peut-être toute autre).



3ème modélisation : la distorsion

L’humain aime donner du sens. Mais comme il se fie à un truc pour lequel il n’a pas de dico, souvent il se plante.

« Runner, tu es parti au boulot sans me faire un bisou : tu me fais la tête ! » (exemple pas du tout sorti de ma vie perso ! )
alors qu’il y a plein d’autres hypothèses plausibles : Runner était pressé et il a prévu de vous envoyer un petit mot dès son arrivée au bureau, il a vu ou cru (oui les Runner aussi se plantent) que vous dormiez et n’a pas voulu vous réveiller (que c’est chou!) , pour lui le bisou en partant n’est pas du tout « dans son fonctionnement », il n’a donc pas perçu l’importance que ça avait pour vous etc.
Donc quand cela pose problème, arrêtez de vous faire des films, vous agacer tout seul dans votre coin… Vérifiez ! Demandez ! Vous verrez que ça vous évitera pas mal de dramas.


Vous avez maintenant une petite boule de pâte à modeler prête à rentrer dans votre cerveau. Elle va rentrer par le VAKOG (le visuel, l’auditif, le kinesthésique, l’olfactif et/ou gustatif…) et va aller se ranger, en petite partie dans la partie consciente de votre cerveau, et en grande partie dans la partie inconsciente.

 



Oui mais l’énergétique, alors ?

J’aurais tendance à dire que cela se réfère au kinesthésique, et donc aux ressentis, au corporel… Avec probablement une grande partie qui se range dans l’inconscient.
Plus on travaille cet aspect, plus, probablement, on y est réceptif de façon consciente.



Tout ce processus crée votre « carte du monde ».
Elle est unique, c’est la vôtre.

Mais, tout comme celle des autres, elle n’est qu’une représentation de la Réalité, elle la réduit.

Donc n’oubliez pas, dans votre communication avec l’autre : votre représentation est votre représentation. Elle ne vaut pas forcément plus que celle de l’Autre.


Allez à la rencontre de la sienne, cela vous apprendra beaucoup et chaque ouverture à l’autre vous aidera… à vous rapprocher de la réalité.

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