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Le phénomène Flammes Jumelles fait de plus en plus parler de lui. Ce qui est décrit de ce parcours peut aider, autant qu'il peut enfermer. C'est pourquoi j'ai eu envie de mettre mon grain de sel de psy pour offrir ce que j'aurais aimé trouver, pour décortiquer tout cela et aider à avancer vers un mieux-être, individuel et (peut-être) conjugal. Un pont entre le psy et l'énergétique qui pourra, finalement, profiter à tous ceux qui se sentent mal dans leur couple, qu'ils se reconnaissent dans les Flammes Jumelles ou pas. Du moins c'est ce que je leur souhaite de tout coeur.

Pardonner, non mais quoi encore ?

Pardonner, non mais quoi encore ?

 

Quand je réfléchis à mon parcours, cette étape du pardon a probablement été la plus marquante pour moi.
Il faut dire que pendant des années (oui oui!), quand je demandais des signes pour réussir à me sortir de cette grosse merde (non mais sérieux, c’est un peu ça ce parcours parfois, non?), je recevais ce message « pardonne »



NON MAIS CA VA PAS BIEN LA TÊTE ? Pardonner, ce serait encore et encore me laisser marcher sur les pieds, les mains, la tête ? Et en redemander, tant qu’on y est ?
Pour moi certaines choses étaient tout simplement impardonnables. J’avais acquis, à force de travail sur moi, un minimum de fierté, de respect de moi et il était absolument impensable que j’accepte ça.



Mes vieux cours de théologie me revenaient « Le pardon, c’est un don d’amour par delà la faute ». Oui, ben je n’avais probablement pas assez d’amour pour lui en envoyer malgré tout ça.



Puis d’un coup comme ça, paf, j’étais dans ma salle de bain, face au miroir, je m’apprêtais à me brosser les dents et j’ai eu cette sorte d’illumination : « Mais bien sûr que non tu n’acceptes pas ! Pardonner ce n’est pas ça. Pardonner c’est arrêter de prendre pour toi ce que l’autre fait, parce qu’il ne TE le fait pas. Il le fait car il a en lui une blessure qui l’empêche de faire autrement ! »



Mais bien sûr, ces choses qui me blessaient, mon autre ne me les faisait pas à moi personnellement.
Ses blessures le faisaient être/faire cela. Je pouvais alors éprouver une empathie pour lui : une empathie cognitive (« oui je comprends, intellectuellement, ce qui se passe pour toi ») et une empathie émotionnelle (« je t’aime et j’arrive à éprouver de la peine pour ce que tu vis et qui semble si difficile»).
Cette façon de me représenter les choses me libérait d’un poids énorme : l’autoflagellation que je m’infligeais en imaginant que je devais être une bien mauvaise personne à ses yeux pour qu’il me fasse ça. C’était une double peine : la douleur ressentie par les actes pas cool +
mon jugement sur moi-même.


Cela ne signifiait par contre pas (et c’est là la grande erreur que l’on fait souvent) que j’acceptais ce qui s’était passé, et que j’acceptais que cela se passe encore.
Non, j’ai pu mettre mes limites de manière claire, exprimer ce que je ne souhaitais pas/plus.
Et cette manière d’exprimer mes limites était aussi exempte d’émotions floues de culpabilité, de mendicité-de-l’amour (les chasers sont très forts à ce jeu) ou autres jugements qui n’auraient fait que mettre de l’huile sur le feu.


Pour aller plus loin, dans cette histoire de pardon. Il est important de savoir aussi que le pardon est avant tout quelque chose qui se passe entre vous et vous.
Parfois on peut même pardonner, mais refuser de poursuivre la relation (quand l’autre, malgré tout, continue de dépasser les limites que l’on s’est fixées, par exemple).

 


Le pardon est un acte d’amour envers vous. Pour ne pas vous infliger la double peine de revivre incessamment la blessure qu’un autre vous a infligée par le passé.

 

Et surtout, c’est un long long cheminement…

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