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Le phénomène Flammes Jumelles fait de plus en plus parler de lui. Ce qui est décrit de ce parcours peut aider, autant qu'il peut enfermer. C'est pourquoi j'ai eu envie de mettre mon grain de sel de psy pour offrir ce que j'aurais aimé trouver, pour décortiquer tout cela et aider à avancer vers un mieux-être, individuel et (peut-être) conjugal. Un pont entre le psy et l'énergétique qui pourra, finalement, profiter à tous ceux qui se sentent mal dans leur couple, qu'ils se reconnaissent dans les Flammes Jumelles ou pas. Du moins c'est ce que je leur souhaite de tout coeur.

On ne parle pas le même langage !

On ne parle pas le même langage !

 

Aviez-vous déjà remarqué que vous ne parliez pas le même langage que votre partenaire ?


Ou alors, vous avez énormément de chance !
Après plus de 10 ans de pratiques thérapeutique avec les couples, je n’en ai jamais rencontré un seul qui avait adopté le même langage. (Vous allez dire que c’est peut-être l’une des raisons qui les ont amenées chez moi et vous n’avez probablement pas tort ! )

Gary Chapman, conseiller conjugal, a distingué 5 façons que nous avions de montrer notre amour à l’autre:

- Par les mots : les paroles valorisantes, les mots doux…

- Par le toucher : la tendresse, la sexualité

- Par les cadeaux : des petites et grosses surprises, des présents juste comme ça sans occasion

- Par les services rendus : en se mettant en action pour faire plaisir, décharger, prendre soin de l’autre

- Par les moments de qualité : où on est à 200 % avec l’autre, rien que pour lui

 

La plupart du temps, nous privilégions l’un de ces 5 langages pour exprimer notre amour à l’autre. Et nous attendons qu’il s’exprime lui aussi avec ce langage. Comme lui exprime probablement son amour avec un autre (langage), nous ne le voyons pas forcément et sommes frustrés d’attendre des signes qui ne viennent pas, et l’autre est frustré qu’on ne perçoive pas ce qu’il fait pour nous.

Ça vous parle ?


Dans le cas des couples Chaser-anxieux/Runner-évitant (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à lire les précédents posts sur le sujet), on se trouve face à un problème encore plus épineux. (Ce qui l’était pourtant déjà pas mal pour les couples qui se trouvaient sur le podium).

Rappelez-vous : Chaser est prêt à tout donner, c’est un amour infini, dégoulinant, passionné. Il est probable qu’il maîtrise et use de tous les langages pour prouver à son autre à quel point il est important. A l’excès, évidemment. Et cet excès sera sa normalité à lui.
Il en attendra bien sûr au moins autant de son partenaire. Sinon, il versera dans la frustration, le questionnement, puis l’angoisse…

Runner ne sait pas parler ces langages. Il n’a pas appris. Il est pourtant de bonne volonté. Il est même probable que dans les débuts, il ait réussi à parler d’autres langages. De manière formatée, pour correspondre à ce qu’on attend de lui. Mais sur du plus long terme, ça devient compliqué. Le plus souvent, il va montrer son amour de deux manières :
- Les services rendus. Mais cela ne sera pas compris de cette façon par son autre. Parce que pour lui, c’est ce qu’il y a de plus normal, la base, ce n’est pas une preuve d’amour d’installer un logiciel sur le pc, d’aller chercher un dessert qu’il aime, ou, pire, qu’il change les draps. Chaser ayant l’habitude de faire beaucoup, voire trop, il en arrive même à penser que son runner se moque de lui quand il lui fait remarquer « ces choses qu’il fait pour lui  montrer ses sentiments. »
- Le temps consacré à son autre. Pas vraiment les moments partagés dont il est question plus haut, car cela impliquerait une intimité émotionnelle. Mais il est là, présent physiquement, pour son autre plus que pour ses nombreuses autres relations, amicales ou familiales. Et ça, pour le chaser c’est incompréhensible, parce que une présence sans partage, sans interaction, cela signifie du rejet.

 



C’est bien joli, mais qu’est-ce qu’on fait avec tout ça ?

 

Et bien on apprend le langage de l’autre, et on enseigne le nôtre à notre partenaire.
Tout en gardant bien à l’esprit que ce ne sera pas notre/sa langue maternelle.

Personnellement, m’obliger à penser traduire « Il fait un détour pour me chercher mon dessert préféré », « il vient de partir en trombe à la pharmacie parce que j’avais mal à la tête » ou encore « Il rentre tôt de sa soirée entre collègues » par « Il me montre, à sa façon, que je compte pour lui » m’a beaucoup aidée.

Je conseillerais aussi au Chaser darrêter de jouer les drama queen, quand « ça ne va pas » et d’exprimer très clairement ce qu’il attend de son autre.
Très souvent, on va très mal, on est juste conscient de ça. Et c’est très aidant de se demander ce dont on a réellement besoin, de manière claire, concrète, presque « mesurable ». D’abord parce que ça va nous obliger à vraiment le définir, ce besoin, et pas rester dans cette espèce de gloubiboulga émotionnel. Et parfois on va aussi pouvoir se rendre compte que ce qu’on attend est aussi parfois un chouïa abusé.
Lorsque votre autre fait le pas vers vous d’essayer de s’ouvrir (et donc de se mettre en danger), ce qui n’est pas facile, il est très probable qu’il soit complètement perdu, parce qu’il a déjà la sensation de faire tout ce qu’il peut et que, finalement, « vous ne soyez jamais satisfait » (ce qui n’est pas tout à fait faux, mh?)



Mais, croyez-moi, c’est possible !

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