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Le phénomène Flammes Jumelles fait de plus en plus parler de lui. Ce qui est décrit de ce parcours peut aider, autant qu'il peut enfermer. C'est pourquoi j'ai eu envie de mettre mon grain de sel de psy pour offrir ce que j'aurais aimé trouver, pour décortiquer tout cela et aider à avancer vers un mieux-être, individuel et (peut-être) conjugal. Un pont entre le psy et l'énergétique qui pourra, finalement, profiter à tous ceux qui se sentent mal dans leur couple, qu'ils se reconnaissent dans les Flammes Jumelles ou pas. Du moins c'est ce que je leur souhaite de tout coeur.

Laisser le passé derrière soi. Vraiment ?

Laisser le passé derrière soi. Vraiment ?



Samedi, nous avons inauguré un jeu de cartes « pour couples ». Le principe est simple : chaque carte est une proposition de défi que nous relevons dans un temps donné. Le but est d’éviter de mettre un peu de fun, de sortir de la routine.

Nous étions donc bien curieux de savoir quelle
serait notre activité-piment de la semaine.
« Préparer une séance photos-vidéos, pour se rappeler les bons souvenirs ».

Nous avons tous les deux avalé, difficilement, notre salive.
« Les bons souvenirs »…



Parce que, il faut bien avouer qu’on ne le remarque pas trop quand on voit des comptes de « FJ en réunion », parce qu’ils semblent tellement heureux, tout est limpide, ils semblent en osmose au point où, évidemment, de l’extérieur ça donne un peu l’impression que ça a toujours été le cas.

Que nenni ! (j
e voulais trop placer cette expression)
J’ai même envie de dire que si tout s’est toujours passé de la sorte, il est difficile de parler de couples FJ. Bon, c’est vrai qu’on s’en fout en peu des étiquettes, mais moi ça me pose quand même un souci pour ceux qui sont dans ce parcours, en chient (pardon, mais je ne trouve pas d’autre mot pour décrire ce qui se vit) et se sentent du coup bien anormaux, nuls, qui « ne savent pas y faire » en voyant ces autres FJ tout sourire, engagés dans un projet commun…

 

Dans l’approche qui est la mienne (la systémique) on ne va pas forcément fouiller dans le passé. Le présent est déjà bien assez complexe. Mais il est vrai qu’on y fait parfois un saut quand cela permet de comprendre, histoire de ne pas reproduire les mêmes schémas ou les mêmes erreurs. Le saut dans le passé n’a que fonction de pouvoir se projeter dans un avenir meilleur, en gros.



En même temps, quand le présent n’est pas top, il m’arrive régulièrement de demander aux couples de se souvenir du passé, des bons moments, de la rencontre… parce que ça permet de changer de lunettes sur la personne embarquée avec nous dans cette situation. « Ah oui c’est vrai cette nana qui ne fait que râler à longueur de journée, elle m’avait séduite pour son franc-parler », « Roh c’est vrai, c’est son côté artiste qui m’a attirée, alors que maintenant je ne vois que le bordel qu’il laisse traîner partout » ou autres « qu’est-ce que c’était chouette ces moments »…
ça donne une autre perspective, ça remet de la légèreté, de la pétillance (comment ça, ce mot n’existe pas ? Maintenant si!) et, tout simplement des étoiles dans nos yeux. (C’est
vrai aussi que parfois il faut beaucoup beaucoup d’étoiles pour réussir à avancer).



Dans le cas de FJ, il est probable que les bons souvenirs nous semblent très très (très très très très...) lointains et que quand, comme nous, on nous propose de regarder le passé, on soit terrorisés, parce que, il faut bien l’avouer, ça a longtemps été la grosse grosse merde.



Pourtant, vraiment, si on s’est embarqué dans un histoire aussi compliquée et douloureuse c’est qu’il y avait quand même de bonnes raisons.



Acceptons de sauter l’étape « j’en chie » (si y plonger ne nous apporte plus rien) et revenons aux débuts.
Qu’avez-vous ressenti ? Quels étaient ces trucs de fous que vous ressentiez, observiez, viviez ?

 


Moi je me souviens des conversations interminables sur messenger, qui ne s’arrêtaient que quand on tombait de sommeil sur le pc, ou quand il était l’heure de partir bosser… De ces aimants dans mon abdomen que je ressentais très clairement quand je pensais à lui. De ces messages qui arrivaient dans la journée pile au moment où je me disais que j’allais lui envoyer un bisou virtuel.

Je me souviens aussi de cette scène digne d’un film à la gare pour notre première rencontre où j’ai, sans l’avoir jamais vu, reconnu ses jambes au milieu de centaines d’autres personnes, parce que dans mon ventre ça s’est serré et que j’ai pensé-ressenti « c’est lui ».



Je me souviens de notre gène à parler « en vrai », ce premier week-end, alors que nous étions si bavards à distance, mais où nos yeux parlaient pour nous.

 

Se souvenir des belles choses.


Même
lorsque notre parcours ne nous a pas permis de nous retrouver parce qu’il reste beaucoup de plaies à panser.
Se souvenir de ces choses-là fait du bien.
Car nous avons eu la chance de les vivre.

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