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Le phénomène Flammes Jumelles fait de plus en plus parler de lui. Ce qui est décrit de ce parcours peut aider, autant qu'il peut enfermer. C'est pourquoi j'ai eu envie de mettre mon grain de sel de psy pour offrir ce que j'aurais aimé trouver, pour décortiquer tout cela et aider à avancer vers un mieux-être, individuel et (peut-être) conjugal. Un pont entre le psy et l'énergétique qui pourra, finalement, profiter à tous ceux qui se sentent mal dans leur couple, qu'ils se reconnaissent dans les Flammes Jumelles ou pas. Du moins c'est ce que je leur souhaite de tout coeur.

La séparation est-elle inévitable quand on est FJ ?

La séparation est-elle inévitable quand on est FJ ?

 

La fameuse question de la séparation. Elle serait l'une des étapes à côté de laquelle, selon certains théoriciens/thérapeutes FJ, il serait impossible de passer dans ce parcours si l’on vise le saint Graal (la réunion, pour ceux qui n’auraient pas suivi).

 

Elle est l'une des raisons qui m'ont longtemps fait refuser l'idée d'être dans ce type de relation. Et je sais que je suis loin d'être la seule.

Hors de question pour moi d'envisager la rupture. Il faut dire que j'avais quitté pays, famille, amis, boulot pour me jeter à corps perdu dans cette nouvelle vie.

C'était impensable d'admettre que je pouvais m’être trompée (ce que j’ai pourtant cru pendant plusieurs années).

 

Quelque part ça peut être un peu « facile » : certains vont quitter l'autre, "parce que ça fait partie du processus et comme ça peut-être qu'après ça sera la réunion, la complétude, la nirvana", en pensant que c’est magique.

Pour moi, malheureusement voir les choses de cette façon, c'est prendre le risque de passer à côté du véritable apprentissage.

 

Si l'on considère la finalité des flammes jumelles, ok c'est la réunion.

Mais pour y arriver, il faut d'abord avec atteint la complétude. Dans le dedans de soi-même, donc.

Il faut avoir réussi à panser ses plaies, à combler soi-même ses manques, avoir grandi pour sortir de la dépendance, qu'elle soit à son autre (pour le chaser) ou au monde entier (pour le runner).

 

Certes, pour « accepter » de faire ce travail (pas folichon, avouons-le quand même), il faut une prise de conscience, quelquefois des électrochocs, et en tout cas toujours de la confrontation à ces fameuses blessures chez l'un comme chez l'autre.


Parfois cette crise est tellement douloureuse, bousculante que, oui, il y a rupture. Ce qui ne signifie pas que ça repartira ensuite « parce qu’on est FJ ». Si on croit au concept, on croit à la réincarnation et donc, potentiellement, ça ne sera pas pour cette fois. Alors, par pitié, détachez-vous de cette idée (y en a du détachement dans cette histoire, hein, les amis?) et vivez votre vie !
 


Parfois, pour ne pas dire souvent, la crise amène la séparation, mais sous une autre forme. Cette séparation peut être émotionnelle, symbolique, style « je reste mais je me suis coupé de mes émotions ». Elle peut être physique par une relation à distance, tout en restant très forte émotionnellement. Elle peut-être vécue par une multitude de micro-séparations, des allers-retours…
Cela sera en tout cas une bonne occasion pour commencer à se regarder le nombril. Mais vraiment ! Trouver dans le dedans de soi ce qui nous manquait (alors que tout était déjà là, en fait, c’est quand même balo hein!)

Je pense, pour l’avoir expérimenté aussi, j’en suis même convaincue, que tant qu’on se pose la question de « est-ce vraiment nécessaire ? », c’est qu’on doit encore cheminer.

 

Pour ma part, alors que je pensais être bien avancée dans ma connaissance de moi, dans la connaissance sur les relations etc (je suis thérapeute conjugale… et chaser en prime, imaginez le bazar ! ), c’est le jour où j’ai pensé mais surtout profondément ressenti que par amour, je pouvais laisser partir mon Autre s’il était plus heureux sans moi, que j’ai fait un bond en avant immense dans ma vie et mon amour pour moi.

Finalement, c’est un peu comme les enfants : ils doivent s’attacher au tout début de leur vie, et c’est cet attachement qui leur permettra, plus tard en se détachant, d’accéder à l’autonome, à l’équilibre.
Souvenez-vous, j’associe les profils runners/chasers aux profils insécures de la théorie de l’attachement. Ils ont donc quelque chose à réparer de ce côté. Ils reproduisent, en vitesse accélérée et en puissance ultrasonique (je ne sais pas si ça existe, mais ça sonnait bien), ces premières années de vie. Et c’est en se détachant de leur Autre qu’ils pourront accéder à l’équilibre eux aussi.

Et se retrouver, peut-être, à condition d’avoir avancé tous les deux.
Ou pas. Et c’est peut-être alors un autre qui profitera de la présence de cet être nouvellement équilibré à ses côtés. Ce qui est chouette aussi, au final.

Donc, pour répondre à cette question, je dirais que selon moi, non la séparation (dans le sens de rupture) n’est pas indispensable. Mais le détachement, lui, l’est.

 

 

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