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Le phénomène Flammes Jumelles fait de plus en plus parler de lui. Ce qui est décrit de ce parcours peut aider, autant qu'il peut enfermer. C'est pourquoi j'ai eu envie de mettre mon grain de sel de psy pour offrir ce que j'aurais aimé trouver, pour décortiquer tout cela et aider à avancer vers un mieux-être, individuel et (peut-être) conjugal. Un pont entre le psy et l'énergétique qui pourra, finalement, profiter à tous ceux qui se sentent mal dans leur couple, qu'ils se reconnaissent dans les Flammes Jumelles ou pas. Du moins c'est ce que je leur souhaite de tout coeur.

De quoi j’me mêle, enfant intérieur ???

De quoi j’me mêle, enfant intérieur ???



Avez-vous déjà remarqué ? Il suffit qu’on soit dans une relation FJ pour qu’on nous baratine avec cette notion d’enfant intérieur. Encore un autre phénomène de mode !
Puis, on a déjà bien assez à gérer avec notre Autre pour en plus se coltiner un gamin à l’intérieur de nous !


Saviez-vous qu’en fait ce n’est pas du tout un phénomène de mode ? Jung lui-même en parlait déjà. Puis un tas de pointures de la psychologie se sont rendu compte du truc de folie que c’était et ont développé des approches différentes-mais-pas-tant-que-ça, et ce, dès les années 60.



L’un d’entre eux a créé l’analyse transactionnelle, dont vous avez peut-être déjà entendu parler.

Pour faire bref, selon lui, à l’intérieur de nous, se trouvent différents « états du moi », un peu comme si trois « nous » d’âges et de position différents bataillaient là dedans.


« L’état du moi Parent » établit les règles, c’est aussi lui qui juge ou qui protège, selon la place qu’on lui donne. On pourrait le comparer au « surmoi » en psychanalyse. Ou à l’égo dans les approches plus spirituelles.
« L’état du moi Adulte » est la partie objective de nous-même, qui pense, agit et dissous les problème.
« L’état du moi Enfant » est celui qui ressent, qui réagit, qui n’a pas de filtre. Un peu le « ça », nos émotions à l’état pur.


Souvent on se rend compte que l’une de nos parties prend le dessus sur l’autre. Et ce n’est pas forcément top top.
Souvent aussi, chacun à des étapes différentes de son développement d’humain, finit par étouffer l’Enfant (pôvre petiot ! :-O ).

Par la suite, d’autres thérapeutes ont travaillé sur cette question des états du moi, certains ont estimé que ces trois Etats étaient bien en deçà de la réalité, car nous sommes en réalité composés d’une MULTITUDE de sous-personnalités !!!

Donc quand vous pensez être fous parce que vous avez plein de monde dans votre tête, pas d’inquiétude : c’est tout à fait normal. Vous discutez entre vous, dans votre tête toujours ? Normal aussi. Et même très sain ! L’une des approches thérapeutiques, plus récente, s’appelle d’ailleurs « le dialogue intérieur ».



Une attention particulière a été, et continue d’être, portée particulièrement sur l’enfant.
Pourquoi lui ?



Deux raisons.



La première est que cet enfant à l’intérieur de nous, nous donne plein d’informations super intéressantes. C’est lui qui est connecté à nos émotions, nos besoins, nos envies. Et quand on ne l’écoute pas, il hurle.


Les neurosciences aujourd’hui l’expliquent très bien : les enfants, jusqu’à 5-7 ans ne sont pas capables de comprendre leurs émotions. Ils ressentent des trucs très forts dans leur corps, ça explose, ça tord, ça écrase. Mais leurs neurones ne sont pas encore suffisamment connectés pour pouvoir apaiser et encore moins verbaliser.
Cet enfant intérieur, il n’a pas encore atteint ses 5 ans. Et quand on n’écoute pas son besoin, qu’on vient titiller un vieux besoin qui n’avait pas été écouté à l’époque (et donc qu’il le revit comme alors), paf il le sent dans toutes ses cellules. Cellules énergétiques, probablement, mais ces tensions et autres crispations se répercutent dans le corps qu’il habite. Le vôtre donc.
Pensez à vos grands moments de colère ou d’angoisse. Avez-vous réagi comme « un adulte » ? Calme, posé, avec recul et objectivité ? Ou avez-vous pété un câble ?

Si on parle à ce point de l’enfant intérieur pour les FJ, et pour toutes les personnes qui éprouvent des difficultés avec le lien en général (anxiété ou dépendance affective, relations souffrantes...) c’est parce que cette relation particulière vous met un miroir grossissant devant ces blessures que vous pensiez cicatrisées. Pour vous obliger à en prendre conscience et aller, réellement cette fois, les guérir.
C’est un peu comme si votre Autre vous disait (malgré lui) « tu vois cette plaie ? Tu croyais la cacher derrière ce gros pansement ? Et bien moi, je l’enlève, je t’arrache la croûte et j’enfonce mon doigt dedans ».

Et vous, vous réagissez comme un gamin, en hurlant, en n’étant plus maître ni de votre corps ni de vos mots. Avec souvent la honte, une fois que vous avez repris vos esprits.

C’est pour cela qu’on vous invite à aller le regarder en face, ce petit enfant blessé, à parler avec lui, le prendre par la main et écouter de quoi il a besoin.

 



La seconde raison d’aller le reconnecter est un peu plus positive, et peut-être aussi un peu plus actuelle.
Cet enfant, il est plein de richesses. Plein de toutes ces choses qu’on avait enfouies notamment parce qu’être adulte c’est être sérieux. Parce qu’à l’école on nous apprend à dessiner des ronds très ronds et surtout des carrés très carrés.
Cet enfant, il a un enthousiasme, une envie d’apprendre, de s’émerveiller, de découvrir, de créer… Pas parce que « ça fait bien », mais parce qu’il est comme ça.
Et se reconnecter à lui, lui laisser sa juste place, c’est aussi pouvoir profiter de ses grandes qualités.

 

 

(Dans les guidances, cette question de l’enfant intérieur fait partie de mes « investigations ». J’aime mettre en lumière en quoi votre enfant souffre et de quoi il a besoin. Et vous proposer des actions, rituels et exercices concrets pour vous y aider. Je suis persuadée que c’est un moyen excellent de prendre soin de soi. N'hésitez pas à me contacter)
 

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