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Le phénomène Flammes Jumelles fait de plus en plus parler de lui. Ce qui est décrit de ce parcours peut aider, autant qu'il peut enfermer. C'est pourquoi j'ai eu envie de mettre mon grain de sel de psy pour offrir ce que j'aurais aimé trouver, pour décortiquer tout cela et aider à avancer vers un mieux-être, individuel et (peut-être) conjugal. Un pont entre le psy et l'énergétique qui pourra, finalement, profiter à tous ceux qui se sentent mal dans leur couple, qu'ils se reconnaissent dans les Flammes Jumelles ou pas. Du moins c'est ce que je leur souhaite de tout coeur.

Cet après-midi, c’est séance « mariés au premier regard »

Cet après-midi, c’est séance « mariés au premier regard »



J’avais commencé à regarder cette émission « par curiosité scientifique » (on a que les excuses qu’on se trouve, hein) et aussi parce que j’étais étonnée (et agacée, j’avoue) que mon ancien prof de fac que j’aimais tellement se lance dans une telle émission, en plus sur cette chaîne-là.
Finalement je me suis prise au jeu, j’ai embarqué mon adolescente de fille et c’est devenu notre rituel.
Donc là, chaque mercredi, on se fait un plateau télé et on mate le replay.



Malgré tout, je trouve quand même que cette expérience nous apprend beaucoup de choses sur l’Amour.



- Chaque année plus de 10 000 candidats au départ. Les « meilleurs » sont sélectionnés. Au final, à ce jour deux couples formés « par la science » tiennent encore. Ce qui nous fait du 0,0001 % environ.
- Les couples qui ont tenu ne sont pas ceux qui avaient le taux de compatibilité le plus élevé.
- Deux couples se sont formés parmi des candidats qui n’avaient pas été « mariés par les scientifiques », un des deux tient encore aujourd’hui.

 

Donc même en se basant sur des chiffres concernant les personnalités, les attentes et besoins, le physique, et même l’aspect chimique… ça ne fonctionne pas si bien que ça !

 

 

Comment peut-on l’expliquer ?

La première chose, si on envisage tout ça dans l’ordre chronologique, me semble être le fait que malgré tout, dans la rencontre il faut se plaire. Et l’erreur qui est probablement faite, c’est de croire que puisqu’on coche les cases « couleur de cheveux », « silhouette » etc, ça va matcher.
Et bien non, parce qu’au-delà des critères très objectifs, il y a « le feeling ». Un truc qui passe et qui est au-delà de ce que chacun pourra voir de manière globale. On peut parler d’énergie, peut-être ?
Alors, soyons bien ok, je ne dis pas que si on se plaît ça marche. Mais disons que ça facilite les choses, on sera plus ouvert, on aura envie d’aller vers l’autre.

(A contrario on peut aussi se dire que si on se plait trop, et que la confiance en soi n’est pas forcément de la partie on va mettre un masque pour « se donner plus de chances » d’être aimé)



Ensuite, je pense qu’il y a la part de mentalisation de ce qu’on est et de comment on voit le couple idéal. Quand on est tout seul, qu’on essaie d’évaluer ce que sont ses besoins, on est dans le mental, on intellectualise, on conceptualise notre couple. Et il est possible qu’on se voile en partie la face sur certains aspects, sur l’importance de certains besoins par exemple. Chacun a, également, sa propre définition d’un mot ou d’une valeur, donc on peut sembler être super en accord sur le papier. Puis bardaf c’est l’embardée, parce que dans la pratique on se rend compte qu’on n’y mettait pas du tout les mêmes choses.



Enfin, et c’est probablement ça le plus important, il y a ce qu’on imagine quand on est tout seul, et puis il y a ce qu’on vit quand on est avec l’autre.
Être en couple, c’est plus complexe que simplement additionner nos personnalités : ce que l’un est et fait va influencer l’autre et inversement.


Vous vous souvenez de l’article sur les styles d’attachements et leur compatibilités annoncées. C’est un peu la même chose : on peut se dire que telle personne va très bien compléter telle autre. Mais la relation, quelle qu’elle soit, est un effet miroir. Et donc ces blessures, ces besoins, il est possible qu’ils prennent plus de place que ce qu’on avait anticipé. Parce que là ce n’est plus le mental, comme lors des tests de sélection pour l’émission, mais c’est l’émotionnel, le gamin intérieur encore une fois qui vient foutre le boxon, parce que lui il n’est pas d’accord d’encore vivre ce truc.
 


Du coup, qu’est-ce qui fonctionne vraiment ? Et qu’est-ce qu’on peut en tirer comme leçon pour nous ?


Vraisemblablement, ce n’est ni l’attraction du début, ni le taux de compatibilité qui est gage de réussite. C’est tout simplement (je me marre, hein, en écrivant « simplement ») l’envie, l’engagement et les efforts de l’un ET de l’autre pour trouver comment trouver un équilibre entre les besoins de l’un et les besoins de l’autre.

On remarque aussi que lorsque les blessures de l’un sont vraiment vraiment importantes, et qu’il n’arrive pas ou ne veut pas travailler dessus, ben l’autre peut danser le french cancan tous les jours sous son nez, il ne parviendra pas à le rendre heureux.



Oui, être bien en couple, c’est difficile. En tout cas ça l’est souvent.
On nous a vendu du conte de fée, mais en réalité, après leur bonheur et leurs nombreux enfants, c’est la merde pour Prince et Princesse. Mais ça on ne nous le raconte pas.

 


Ce que nous pouvons tirer comme leçon de cette formidable émission… C’est que même si nous vivons une attraction complètement folle, même si notre lien est unique, il faut bosser. Chacun de notre côté, et/puis ensemble.


Si l’un des deux n’est pas prêt à ce boulot sur lui, il se peut que ça soit vraiment compliqué. Dans ce cas, il est important de ne pas se perdre soi-même dans cette relation : on a toutes les vies pour y arriver !


Par ailleurs, on peut aussi se dire que, même si la psychologie n’est pas très positive à notre égard, il n’y a pas de règle.

Et si les deux le veulent et s’y investissent, tout est possible !




 

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